LE BERGER ET LA FILEUSE , Épisode 13, La maladie de Justine

 

Juste après Justine tomba malade, elle se mit à tousser et à avoir de la fièvre. Moi à part remettre une épaule en place, guérir une verrue ou arrêter le feu je ne connaissais aucun remède. Dans un premier temps une connaissance au Florentin tenta de la soigner avec des décoctions et des tisanes, la vieille sorcière comme on l’appelait au village était sur d’elle. Cela nous coûta un poulet et Justine qui crachait du sang faillit passer. Il fallut se résigner à appeler un médecin, celui ci arriva en calèche, chaussure de cuir, redingote, gilet de flanelle et chapeau, jamais un tel personnage était passé sous notre porte.

En pénétrant dans notre misérable demeure il fut pris d’un haut le cœur et sortit son mouchoir blanc immaculé pour se protéger le nez. Bien délicat le carabin aux mains blanches, certes la Justine sentait pas bien bon, un mélange de vomi, de crachat, de sueur, de pisse et de merde alourdissait de ses miasmes notre maison. Après un examen rapide il nous donna quelques médications et surtout nous fit des reproches sur l’état de propreté de la malade. Il en avait de bien bonne, la belle mère travaillait comme une acharnée sur une commande de tissu, ma petite Justine qu’avait juste dix ans et sa sœur Osithe d’à peine 8 ans assuraient la garde de la malade, elles faisaient ce qu’elles pouvaient. Ce n’était qu’en même pas à moi de lui tenir la bassin.

Il fallut quand même obtempérer, on nettoya en grand la maison, on changea la paillasse et les draps , puis Anastasine et les deux petites firent une grande toilette à Justine. Elle traîna des semaines et avait beaucoup maigri. Elle dont les seins lourds débordaient du corsage n’avait plus que des mamelles flasques et tombantes. Puis peu à peu la nature reprit ses droits, elle redevint aussi grasse qu’avant sa maladie puis se remit à l’ouvrage.

Je ne l’avais plus touchée depuis plusieurs mois, heureusement j’avais eu une autre bonne fortune avec la femme d’un fermier des environs, mais je vous en reparlerai.

Un dimanche que nous avions une fois n’est pas coutume réservé à une balade dans le bois de gruville, je fus pris d’une envie. A ma grande surprise Justine me laissa faire, je lui remontais sa robe et son jupon, baissait mon pantalon et le long d’un arbre je la pris. Je crois qu’elle éprouva du plaisir. Elle était peut être plus détendue qu’à la maison où les enfants qui dormaient ou pas et Florentin et Anastasine qui dormaient ou pas juste à coté paralysaient souvent sa libido.

Un semblant de calme s’abattit sur notre foyer, Justine fut placée comme servante de ferme à Mentheville et Henri comme domestique à Annouville. La tablée diminuait et Justine enfin ne me faisait plus d’enfants.

On ne recommença pas l’erreur de mettre Osithe et Léon aux petites écoles, de toutes façons cela ne servait à rien et au métier, Justine, Anastasine et Florentin avaient besoin de petites mains.

Nous vivions une embellie, Justine retrouvait une vie plus normale sans enfant dans le ventre, pourvu que cela dure.

La dernière née marchait maintenant et ne s’alimentait plus que très rarement du lait maternel .

Depuis plus de 12 ans je m’étais habitué à voir ma femme donner le sein, bien il faut quand même dire que si trois enfants étaient placés dans des fermes que Justine ne grossissait plus d’une nouvelle maternité la situation économique de notre ménage laissait à désirer et il n’était point sur de pouvoir conserver le métier à tisser à la maison. Bien on verra, en attendant je vais vous conter l’aventure que j’ai eu avec ma fermière.

Un jour que j’étais au pacage pas très loin de Tourville, une femme déjà âgée vint me trouver pour me demander remède contre la stérilité. Je n’étais pas un saint guérisseur et n’avais strictement aucune idée de ce que je pouvais faire . Elle insista et je me dis après tout que puisqu’elle pouvait croire en mes » pouvoirs  » je pouvais toujours essayer.

Je lui dis il faut que j’appose mes mains sur votre ventre. Ingénument elle me dit d’accord et s’approcha de moi.

  • Directement sur ma peau
  • oui

Alors sans faire de façon elle remonta son jupon puis sa robe, nullement gênée. Je m’attendais à voir un cul, des cuisses blanches et un conin recouvert d’une abondante toison. Mais la bougresse avait revêtu une sorte de caleçon en dentelle qui lui couvrait presque toute la jambe et bien sur son intimité. Edouard se demandait bien quel était cet accoutrement et comment cette femme pouvait faire pour pisser. Devant la stupéfaction du berger, elle lui expliqua que c’était une mode de la ville et que pour l’hygiène ce sous vêtement était souverain.

Edouard ne savait pas ce qu’était l’hygiène mais il fut subjugué par ces froufrous et plus excité que si il avait vu une armée de femelles courant nues dans son pacage.

Bon quoi qu’il en soit je mis mes mains sur son ventre peut être que cette apposition serait miraculeuse ?

Ce qui fut miraculeux c’est que cette demi bourgeoise me laissa lui baisser son caleçon froufrouteux et la prendre comme un bélier prend une brebis.

Elle n’avait pas froid au yeux et ma Justine pudibonde ne pouvait lui être comparée. Je ne sais si elle eut un enfant mais si elle se donnait comme cela elle aurait sûrement des difficultés à connaître le père.

J’étais encore tout excité lorsque je rentrais à la maison pour la soupe du soir. Les enfants couraient dans tous les sens, Justine ne tenait plus debout et Florentin mon beau père s’était houspillé avec sa femme. Vous parlez d’un soirée, heureusement je repartais bientôt et pour un soir j’emmenais la petite Osithe avec moi. Elle était ma préférée, douce, affectueuse déjà dure à la tâche et secondant bien sa mère du haut de ses dix ans. Je lui avais promis qu’elle dormirait dans la cabane.

La nuit était déjà tombée, elle se cala le long de moi et je me mis à lui expliquer le ciel. Je ne sais à quelle étoile elle sombra dans le sommeil, mais je dus la porter sur ma paillasse la recouvrant d’une couverture de paille. Moi avec mes chiens, enroulé dans mon manteau je rêvais des beaux accoutrements de ma libre bourgeoise.

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