LE TESTAMENT DU VIEUX MILITAIRE, MORCEAUX DE VIES

 

 

Avec les technologies modernes, le développement des réseaux d’entraides généalogiques nous réussissons des plongées dans le temps.

Jean Baptiste Pinton notre officier retraité sentant ses forces décliner rédige un testament en faveur de son épouse Jeanne Françoise Leroux en témoignage de son attachement , des services et des soins qu’elle lui a rendus.

Il lui lègue tous ses biens, droits et actions « mobiliaires et immobiliaires » ( dans le texte ) et révoque les testaments qu’il a pu faire précédemment .

Jean Baptiste déclare qu’il est indisposé de corps mais qu’il jouit de toute l’intégrité de ses sens.

Faisons un retour en arrière car grâce à une internaute j’ai retrouvé son acte de mariage.

Jean Baptiste s’est marié le 13 juillet 1773 à Metz dans la province des Trois Évêchés et qui est maintenant la préfecture de la Moselle.

La paroisse des mariés fut celle de Saint Jean de la Citadelle, ils n’étaient point tous deux natifs de cette ville, mais Jean baptiste qui était fourrier s’y trouvait en garnison avec son régiment.

Fier de son bel uniforme du régiment d’Orléans infanterie il appartenait à la compagnie de Salmon et dont son colonel qui l’autorisa à se marier se nommait le comte Crussol de Montausier. Habituellement caserné à La Rochelle et dans l’ Île de Ré ce régiment était pour l’heure stationné à Metz.

La mariée était aussi intimement liée au régiment car son père Guillaume Leroux maintenant défunt y servait en tant que sergent.

Le marié occupait la fonction enviée de fourrier qui était rappelons le une sorte de comptable chargé de la solde , du ravitaillement, de la gestion du matériel et de celle des vivres. Son degré d’instruction était donc fort convenable. Âgé de 31 ans il avait vu le jour le 26 novembre 1742 dans un petit village de la province de Champagne nommé Bourgogne (maintenant dans la Marne ). Il n’était pas comme sa femme issu d’un milieu de militaire car son père était sergier ou autrement dit un tisserand spécialiste du tissage de la laine.

La future était un peu plus jeune que lui, mais ses 21 ans lui permirent de convoler avec Jean Baptiste.

Le jour de la cérémonie, la mariée fut emmenée à l’église par son beau père  Jean Baptiste Cornet officier au régiment d’Orléans. Sa mère Marguerite  Motte s’était remariée à la mort de son mari Guillaume Leroux également sergent dans le même régiment.  On le voit une forte endogamie professionnelle.

Comme il fallait bien rester entre soi les témoins furent aussi des militaires. L’un d’entre eux François Mangin tambour major du dit régiment était même le beau frère de la mariée.

Pierre Géroge également fourrier et Pierre Durand tailleur complétèrent la liste des témoins.

Le père du marié domicilié à Reims n’était pas présent mais avait donné son consentement. Il faut d’ailleurs noter qu’un militaire âgé 30 ans devait obtenir le consentement paternel car la majorité matrimoniale était de 30 ans pour les hommes et de 25 ans pour les femmes.

Le témoin Pierre Durand tailleur avait déjà été témoin du mariage de la sœur de Jeanne Françoise, Catherine Leroux à Dunkerque en 1767.

Dans un prochain épisode nous retrouverons les acteurs de la rédaction de ce testament.

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