LE BERGER ET LA FILEUSE , Épisode 6, ma première nuit avec Justine et les lendemains de la noce

 

A une heure raisonnable nous nous éclipsâmes, nous avions notre couche réservée dans la maison de mon ami cabaretier. Nous y serions tranquille.

Nous pénétrâmes dans la petite maison et à l’aide d’une chandelle nous gagnâmes la chambre.

Je me devais de prendre l’initiative et de jouer le vieil habitué, mais seulement voilà entre soulever le jupon d’une servante dans l’étable et déshabiller avec tendresse ma jeune vierge de femme il y avait un pas. Justine n’avait jamais promené sa nudité sous un regard masculin.

L’effeuillage fut un peu laborieux et enfin débarrassée de ses dernières nippes elle m’apparaissait dans toute la splendeur de ses vingt ans.

Ses seins fermes et ronds aux tétons triomphants répondaient à mes baisers et à mes caresses. J’admirais à la lueur tremblotante de la bougie son magnifique corps que nul explorateur n’avait foulé. Sa belle toison cuivrée d’où perlait une rosée parfumée m’excitait et m’attirait . Sous les yeux de Justine je me mettais nu et montrait ma vigueur . Elle baissa les yeux, et laissa paraître dans la semi obscurité un léger sourire coquin. Je vins sur elle et lui pris sa fleur, je ne fut guère performant en la durée. Je ne lui avais pas fait de mal, elle m’observa semblant attendre plus. J’étais pour l’instant vaincu et je me retirais. Ma semence teintée du sang virginal de Justine s’écoula en un mince filet et rougit le drap de lin.

Mon épouse honteuse ne savait que faire, heureusement un broc d’eau fit l’affaire pour une sommaire toilette.

Elle posa sa tête sur ma poitrine et nous fîmes des projets d’avenir. Le corps chaud de ma belle réveilla mon appétit et je repartis à l’assaut de cette citadelle sans défense. Les première lueurs de l’aube nous réveillèrent et nous nous rendîmes visibles à une visite. Cette dernière ne tarda guère et une troupe de joyeux drilles pénétra dans la chambre en chantant des chansons grivoises. Les questions ne tardèrent pas et je dus prouver ma virilité en montrant le drap maculé de la virginité de Justine. Ma femme fut vexée et honteuse de montrer une telle partie de sa vie intime. Mais les gaillards ne seraient pas repartis sans cet examen. Les femmes tout aussi enragées que les hommes à ce sujet. Ensuite nous bûmes la  » rotie  », une espèce de breuvage infâme servit dans un pot de chambre. Les fêtards repartirent se coucher pour reprendre un peu de force .

Nous  avions passé tous les rites avec succès. Nous pûmes reprendre un peu de repos après le départ de nos gentils importuns.

Le lendemain nous avions la messe du dimanche a honorer, d’autant que nous avions commandé des prières pour nos morts. Cela nous coûta quelques francs, mais là aussi pas moyen de passer outre. Ma belle mère m’aurait certainement arraché les yeux si cette coutume n’avait pas été respectée.

Après l’office les agapes reprirent, dans toutes les bonnes familles riches ou pauvres le repas se poursuivait le lendemain, le curé nous fit l’honneur de sa présence ainsi que monsieur le maire. Le propriétaire de la ferme du moulin où je travaillais vint même boire une bolée avec nous. J’étais fier et cela en remontrait à ma belle famille. Bon certes les langues étaient pâteuses et les têtes un peu lourdes mais les vins et l’eau de vie dégourdirent les corps.

Les danses reprirent et ce n’est quand soirée que les êtres fatigués regagnèrent leur demeure.

On rangea tout et on remercia, dans les jours qui suivirent nous dûmes rendre visite à tous nos invités, là aussi c’était la coutume que de rendre la politesse.

Bon le problème qui surgit immédiatement fut la promiscuité avec ma belle famille, moi j’avais pris l’habitude de vivre dans ma grange, ma paillasse, un clou pour accrocher mes maigres effets, un bout de miroir cassé un broc d’eau. J’avais toujours mangé dans la salle commune avec maîtres, valets et servantes, maintenant j’allais me retrouver presque en tête à tête avec le florentin et sa vieille et bien sur avec ma femme. Mais j’allais oublier l’Augustin, le beau frère qui n’était point marié.

La maison était une longère mélangeant des briques du pays de Caux avec du pisé, l’ossature était de bois et le toit de chaume. Une grande pièce qui servait de salle commune avec l’âtre comme point central, une table massive en bois de chêne avec des bancs, une vaste armoire contenant les trésors de la maîtresse de maison, un autre buffet où trônait quelques faïences et évidemment les lits formant des territoires privatifs par leur large rideau de courtil. Dans la maison près de la cheminée se trouvait ceux de Florentin et sa femme de l’autre coté se trouverait le notre. Presque en face semblant nous observer celui d’Augustin.

Le sol était de terre battue, un peu humide, la lumière pénétrait par le sud et l’est, faiblement comme en s’excusant. Le travail du tissu se faisait dans une pièce à coté, plus grande et plus éclairée car on avait percé à cet usage des petites ouvertures qu’on appelaient verrines sur la façade nord.

Là aussi de la terre battue, il était de toute façon préférable pour les fils que la pièce soit humide.

Ces ouvertures supplémentaires permettaient au tisserand de travailler de l’aube à l’aurore.

Autour de la demeure une cour bordée d’arbres formant comme un clos, quelques pommiers, des poiriers, avec des poules qui picorent en caquetant. Nous avions aussi un cochon qui dans une soue coulait avant l’égorgement des jours heureux. Un puits d’eau clair nous fournissait en eau potable, dans la grange quelques tonneaux et un pressoir.

Le toit de chaume refait à neuf donnait un bel air à l’assemble qui se trouvait fort tout très agréable

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