UN FUNESTE DESTIN, Épisode 7, Une femme de second choix

Cela me fit une distraction quelques mois à peine après l’emprisonnement de ma femme et en plus ma sœur disparaissait de la maison ce qui ne me faisait pas beaucoup de peine.

Ce fut pendant la noce que j’appris subrepticement que ma mère voyait quelqu’un, j’en tombais de ma chaise. Mon père était décédé depuis 20 ans, comment j’avais pu imaginer qu’une femme de trente cinq ans fusse t ‘elle ma mère resterait sans homme.

Apparemment ma sœur le savait, comme une grande partie du village, je n’étais une fois de plus qu’un imbécile.

Puis le temps efface tout et bientôt une autre affaire défraya la chronique sur Saint Sauveur, une autre arrestation, un autre drame , une autre famille brisée.

Les mois passèrent et une présence féminine me manquait je n’avais pas de nouvelle de Marie. Il faut bien dire que nous ne savions écrire ni l’un ni l’autre.

Un jours que je prenais le chemin de ma vigne une femme vint à ma hauteur et lia conversation avec moi. Je la connaissais simplement de vue car elle était bien plus âgée que moi. On la surnommait la bretonne, elle avait un drôle d’accent et parfois des mots bizarres lui venaient.

Elle m’ intriguait bien un peu, domestique, célibataire, cela sentait son vice caché. Sans être moche, elle n’en était pas belle pour autant. Petite, les cheveux bruns, les yeux noirs, un nez un peu aquilin, le teint bruni par la vie au grand air, elle dégageait un relent de tristesse qui ma fois devait bien faire fuir les hommes.

Quand elle m’adressa la parole, je fus surpris par sa voix. Elle contrastait avec son apparence, douce, envoutante, son timbre vous prenait et vous emmenait où bon il lui semblait.

En quelques kilomètres j’étais sous le charme de Renée, et lorsque nous nous quittâmes je n’espérais qu’une chose c’est qu’elle me tienne compagnie sur la route dès le lendemain.

Le manège dura des semaines puis un jour n’en pouvant plus je l’invitais à venir gouter mon vin à la maison. C’est donc dans mon chais que pour la première fois je me décidais à l’embrasser.

Elle se laissa faire et ce rapprochement me transporta, j’eus envie d’elle et je ne fus que précipitation.

Elle me repoussa gentiment m’expliquant que j’étais bien trop jeune pour elle et qu’en plus j’étais marié. Mais je savais qu’elle n’avait pas été insensible à mes avances et qu’un jour prochain !

Pour bien comprendre la situation, je n’avais pas spécialement envie de cette femme qui avait presque l’age de ma mère, mais comme ma situation ne me permettait pas de retrouver une jeune fille il me fallait me rabattre sur un choix second. Personne n’aurait commis un adultère avec moi et de plus avec les frasques de ma taularde d’épouse ma réputation était en baisse.

Donc plus par dépit que par amour je me mis à désirer cette femme mure. Certains disaient qu’elle avait quitté sa Bretagne natale pour suivre un soldat, d’autres disaient qu’elle était veuve, d’autres qu’elle avait abandonné un enfant et qu’elle avait été chassée de son village. Bref personne ne savait rien de la présence incongrue d’une bretonne, non mariée de 48 ans.

On se revoyait souvent et chaque fois je tentais d’en obtenir plus. Cela se fit aux vendanges, je n’avais pas une grosse parcelle mais néanmoins j’avais besoin de quelques bras supplémentaires en plus de ceux de ma mère. J’ai donc embauché Renée. Pendant plusieurs jours je l’ai observée et nous avons joué comme un jeux de séduction. Bien sur ma mère s’en aperçut et j’eus le droit à un beau sermon.

Mais la Bretonne ne cédait pas, je la pinçais, la frôlais, la touchais même, je lui racontais mille bêtises. A la fin de nos travaux on se réunit tous à la maison pour un joyeux partage, la piquette coula à flot et nous étions bien gais. En fin de journée ma mère s’absenta de la maison pour retrouver son veuf et moi finalement je me retrouvais seul avec le fruit que je désirais.

Je sus tout de suite qu’enfin elle consentirait lorsqu’elle se laissa allonger sur ma couche. Les baisers succédèrent aux caresses puis lentement je la dévêtis, sa peau était blanche, presque laiteuse, douce comme une pêche de vigne. 

Ce n’était pas Marie pour sur, plus prude, plus chaste, moins entreprenante, il fallut que je fasse preuve de patience et de douceur, mais quand enfin je la possédais je me vis transporter dans un autre monde.

Moins musclée que ma jeune Marie, plus grasse, plus voluptueuse, plus en rondeurs elle me fit un bien fou. Je ne sais pas l’expliquer mais avec elle je savais que je serais bien, qu’elle m’aimerait et que je l’aimerais.

Saoul d’amour je la laissais repartir, notre liaison devrait rester secrète.

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