AVIS DE RECHERCHE SUR LOUDUN

 

 

 

Voilà aujourd’hui un magnifique cliché d’un couple de bourgeois avec leur fille.

Madame porte une élégante robe noire, avec un corsage au col en v brodé de dentelle. Ses cheveux soigneusement peignés lui donnent un air de sagesse et de sérénité heureuse.

Des lunettes viennent corriger sa mauvaise vue. Aux oreilles des boucles, au cou un collier avec un pendentif en forme de cœur, au poignet un gros bracelet torsadé. Au doigt signe de mariage une bague d’alliance. Beaucoup de bijoux marquants une appartenance à un milieu aisé.

Lui en son costume sombre fait indubitablement penser à un notable. Il porte binocle, une moustache cirée et bien coupée. Une barbichette lui donne un brin d’importance.

Il porte cravate et chemise blanche et l’on aperçoit une chainette qui retient peut-être une montre.

Sa veste de costume est longue et bien coupée, le monsieur en impose.

La petite fille âgée d’une dizaine d’années est aussi vêtue avec recherche, robe à la mode, col en dentelle, chaussettes avec de magnifiques fleurs et une ceinture de soie du plus bel effet. Elle aussi a un bijou autour du cou, qui n’est pas sans rappeler celui de sa mère. Elle a une gourmette, peut être cadeau pour sa communion et porte une chaine avec deux médaillons et une croix catholique.

Un petit nœud dans les cheveux vient accentuer sa beauté naturelle.

Ils posent devant ce qui semble être leur maison, ils ont déployé un tapis sur les marches de leur perron .  Au fond on voit une chaise de style empire  et en premier plan une sellette  avec un pot dessus . Les fenêtres ont des rideaux et des doubles rideaux.

Qui sont ces gens, quel a été leur destin ?

La photographie a été prise dans la petite ville de Loudun par Emmanuel Mergault entre 1896 et  1925

 

Emmanuel Mergault

Fils d’un journalier, Louis Emmanuel Mergault est né le 30 juin 1862 à Loudun (Vienne) Il est peintre en voitures, domicilié à Loudun quand il passe devant le conseil de révision en 1882.  Il se marie le 4 avril 1888 avec Alexandrine Gourgelon, âgée de 21 ans. Cette union ne sera pas une réussite car il  divorce le  6 juillet  1889. Alexandrine se refusant à ses devoirs conjugaux et ayant quitté le domicile conjugal pour suivre son amant  Emmanuel Mergault.Il se remarie le 15 octobre 1890 avec Blanche Landry, lingère. Il demeure rue des petites caves

En 1896, Emmanuel Mergault est recensé comme peintre photographe, faubourg du Pasquin  .Il changera d’adresse entre  1906 et  1911 pour s’installer au 93 de la route de Thouars. En 1921 il est toujours photographe à la même adresse. En  1926 il a cessé son activité pour la transmettre à André Bouget et Pelegrina Herrera Galludo, veuve de Montes Dans sa publicité, cette dernière ne manquera pas de rappeler qu’elle avait repris l’ancienne Maison Mergault ; une référence pour les Loudunois.

Louis Emmanuel Mergault est mort à Loudun le  12 janvier  1931

 

Certains renseignements viennent  du blog Portrait sépia ( avec l’aimable  autorisation de l’auteur ), si vous êtes intéressés par les photos anciennes ne manquez pas d’aller y faire un tour.

 

J’espère qu’avec votre aide je pourrai retrouver le nom du couple et de la petite fille

 

AVIS DE RECHERCHE SUR PARIS

AVIS DE RECHERCHE SUR SAUMUR

AVIS DE RECHERCHE, SUR LA LOIRE ATLANTIQUE

AVIS DE RECHERCHE SUR POITIERS ET SUR CHINON

 

 

 

 

AVIS DE RECHERCHE SUR POITIERS ET SUR CHINON

Aujourd’hui intéressons nous à trois photos prises à Poitiers et à Chinon dans les ateliers de Camille Thiolier, Garnier Frances et Garniers Frances et Emile Rat

 

Raymond Garnier

Commençons par parler de Raymond Hylaire Garnier il est né le 23 février 1847 à Limogne en Quercy d’un père gendarme.

Il commence sa carrière à Cahors dans le département du Lot, il rencontre l’amour et se marie avec Marguerite Jeanne Frances le 13 décembre 1876. Cette dernière fille du pays est née à Cahors en 1856.

Raymond Garnier outre son atelier de Cahors ouvre une succursale à Gourdon dans le même département et une à Sarlat en Dordogne.

En 1879 il est photographe à Tours domicilié au 1 rue de la préfecture ( Atelier Ambroise Duval )

Il travaille également sur Chinon et Tours pour son propre compte.

Il est maintenant associé avec sa femme et les photos portent les noms Garnier Frances.

A Chinon son atelier se trouve quai Jeanne d’Arc.

En 1881 il est domicilié à Poitiers au 16 de la rue Magenta en 1885 et il s’associe avec Emile Rat jusqu’en  1886.

Il quitte la Vienne pour s’installer en Vendée dans la petite ville de Luçon, il y divorce de son épouse par arrêt du tribunal de Fontenay le Comte le 22 novembre 1889.

Après son divorce il épouse une jeune Saintaise nommée Griseau Marie qui vit à  Montreuil en Seine Saint Denis.  Ils convolent dans cette dernière localité  le 11 septembre 1890. A cette date il est déjà installé à Niort au 8 place du temple, en 1906, il est au 4 de la rue Barbezière . Il y restera jusque dans les années 1930, où il apparait une dernière fois en 1931 toujours à la même adresse.

Ils auront une fille prénommée Hélène le 01 mars 1895 (décédée à Paris 12ème en 1969 )

Garnier décède à Paris 19ème le 05 mai 1936 et son épouse le 14 mars 1939 à Pantin, ils sont enterrés tous deux dans le cimetière de cette localité.

Marie Marguerite Frances se remarie à Paris 7ème arrondissement le 24 octobre 1912 avec un comptable nommée Lesillard Armand Louis, il légitime en même temps les trois filles qu’il ont eu ensemble. il est à noter que leur première fille Marguerite est né le 10 avril 1888 bien avant le divorce du couple Garnier, Frances. L’enfant est alors reconnu par le père mais déclaré de mère inconnu.

Marguerite Frances est encore vivante lors du décès de sa fille Marceline le 14 octobre 1938

 

Emile Rat

 

Intéressons nous à son associé sur Poitiers

Ce dernier est né à Jaunay clan près de Poitiers le 21 mai 1855

En 1875 lors de son conseil de révision, il est déjà photographe rue des Herbeaux à Poitiers

En 1885 il s’associe à Garnier Frances et s’installe au 16 rue Magenta à Poitiers qui deviendra par la suite le numéro 40

Dès l’année suivante il exerce seul à la même adresse puis associé à son frère cadet Léon.

Raymond Garnier qui déménage souvent étant parti en Vendée.

Bon portraitiste dont la spécialité était les agrandissements inaltérables au charbon et au

platine, Émile Rat, au fil des années, se constituera une belle clientèle qui lui apportera une belle aisance

Il exercera à Poitiers jusqu’à sa mort le 09 décembre 1910.

 

Si vous avez manquez les autres avis de recherches voici les lien

AVIS DE RECHERCHE, SUR LA LOIRE ATLANTIQUE

AVIS DE RECHERCHE, SUR LA LOIRE ATLANTIQUE

Aujourd’hui deux magnifiques photos de la région nantaise.

Un portrait d’enfants  avec une probabilité pour qu’ils soient frère et sœur, fait chez Henry Penot , place du change à Nantes .

L’autre photo est une communiante, avec possibilité que cela soit la petite fille du portrait précédent.

Photo prise à Saint Philbert de grand lieu chez Padiou Robard.

Henri Poinot : né en 1867 à la Chapelle basse mer en Loire Atlantique où son père était cultivateur.

Devenu photographe, il signera ses photographies sous le patronyme de Henry Penot.

Il est photographe (employé) résidant à Nantes (Loire-Atlantique) quand il passe devant le conseil de révision en 1887.

En  1896 il demeure passage de la Pommeray à Nantes, il y vit avec sa femme Camille Gousseau  (modiste ) et sa sœur  Marie qui est lingère.

En  1901 il est installé place du change à Nantes où il a repris l’atelier d ‘Auguste Burgaud.

Il y vit avec sa femme et ses fils André et Roger ainsi qu’avec une domestique Marie Rebalet.

Il exerce place du change jusqu’en 1921, son fils Roger est devenu également  photographe avec lui.

Sa femme Camille décède le  24 juin 1921 à Nantes, son fils ainé André photographe également est quand à lui est décédé à Santa Rosalie, basse Californie,  Mexique le 03 novembre 1921.

 Il va y être actif une trentaine d’années. Il est radié des listes électorales de Nantes avec la mention : « Parti en 1927 ». On trouve la signature d’Henry Pénot sur plusieurs cartes postales de l’inventaire des édifices religieux à Nantes en 1906. En 1924, puis en 1925, il se rend à Blain (Loire-Atlantique) où il photographie les représentations des « Mystères du Christ » et de la « Passion ».

En  1931 Penot apparait sur le recensement de Guérande avec sa deuxième  femme Louise et leur  fils Henri né en  1927.

La deuxième photos a été prise à Saint Philbert de grand lieu dans l’atelier de Pierre Auguste Jean Marie Padiou. Ce dernier s’est marié en 1897 avec Anna Marie Robard, sur la commune de Bourgneuf en Retz. La photo que je présente porte le sigle Padiou Robart Saint Philbert de grand lieu.

Il semblerait que le couple change de région et se fixe dans la Marne où l’on trouve trace de la naissance de deux de leurs fils dès 1900.

La photo a donc été prise entre  1897 et 1900 ce qui donne une fourchette assez précise.

Domiciliés à Epernay il semblerait, qu’ils aient abandonné la profession de photographe, lui exerçant le métier de jardinier.

Je jette donc une bouteille à la mer, pour retrouver des photos  Padiou Robard et évidemment leur trace.

Je cherche également le décès de Henry Pénot et l’identité des enfants sur les photos.

De nombreuses photos de Henry Pénot sont en vente sur les sites spécialisés par contre je n’en ai pas trouvé de Padiou Robard;

Alors à vos marques, prêt partez pour cette nouvelle énigme………..

 

Si vous avez aimé allez voir

AVIS DE RECHERCHE SUR PARIS

AVIS DE RECHERCHE SUR SAUMUR

 

 

Ps : Je me réfère souvent à l’excellent blog   » portrait sépia »  que je vous invite à visiter si vous aimez les photos anciennes.

 

 

 

 

 

 

AVIS DE RECHERCHE SUR SAUMUR

Fils d’un serrurier, Pierre Victor Coué est né le 16 mai 1838 à Angers (Maine-et-Loire). Il est doreur photographe quand il se marie dans cette ville le 5 novembre 1861. En 1870, il acquiert  le fonds de commerce de photographie de Joseph Le Roch à  Saumur (Maine-et-Loire) et se présente comme le « peintre-photographe de l’École de cavalerie ». Professionnel réputé, il emploie un moment trois personnes dans son atelier. Il cesse son activité à  Saumur en 1912.

A compter du 25 décembre 1883,Victor Coué prend à  bail une portion de maison 14, quai Jeanne d’Arc à  Chinon (Indre-et-Loire) où il ouvre une succursale de son atelier saumurois. Il semble qu’il ait déménagé 2, rue de l’Hôtel de Ville en 1891. En 1911, lui ou l’un de ses employés, est à  Chinon « tous les jeudis et les jours demandés ». Cette succursale ferme définitivement le 25 décembre 1911.

Source : site Internet Saumur-jadis

 

Ces photos ont été prises après  1886, année où il s’est installé au 57 rue d’Orléans, un photographe nommé Voelcker lui succédant au 50.

 

Un autre photographe avec cette jolie petite fille prise ne studio devant un jolie siège

 

Louis Maurice Hérault est né le 22 septembre 1872 dans la commune de Puy Notre Dame dans le Maine et Loire. Il s’y est marié le  06 octobre  1894 avec une lingère nommé Onillon Juliette. 

En  1894 il est déjà photographe, peut être à Angers.

Il arrive à Saumur en  1898 et s’installe rue de la comédie, puis déménage au 89 rue d’Orléans au rez de chaussé de l’ancien hôtel de France.

 

Voila pour ces  photos du jour, à vos recherches pour combler l’histoire de ces personnages.

 

 

 

 

AVIS DE RECHERCHE SUR PARIS

Aujourd’hui je vais ouvrir une nouvelle rubrique sur mon blog

Nous sommes nombreux amateurs de généalogie à aimer les brocantes et à espérer y dénicher des petits trésors.

Moi ce que j’aime par dessus tout ce sont les livres mais je suis également sensible aux vieux papiers et aux vielles photos.

Dernièrement je me suis laissé tenter par deux albums photos dont l’un est daté de 1884.

Devant la beauté de ces portraits dont certains portent une date ou un nom j’ai décidé de vous faire partager ma trouvaille.

Comme les photos sont presque toutes estampillées par le photographe je ferais également une courte généalogie de ces derniers.

Nous allons donc commencer par deux portraits réalisés à Paris par l’atelier photographique Gougenheim et Forest.

Cet atelier se situait 10 rue croix des petits champs Paris 1er arrondissement et était issu de la collaboration entre Edouard Gougenheim photographe et Adèle Forest qui était peintre.

Leur association est acté en 1872, lui amène son matériel, son atelier, sa clientèle et elle le procédé de fabrication d’émail propre à la photographie.

La photographie sur émail sera leur spécialité et il obtiendront de nombreuses médailles notamment à l’exposition universel de Paris en 1889 .

Ils auront dans leur clientèle de nombreux artistes et notamment des chanteurs de l’opéra voisin.

Edouard Gougenheim était né à Strasbourg dans une famille de confession juive le vingt cinq décembre 1838. Ces parents étaient tailleurs d’habits.

Il se maria avec Babette Schwab née à Strasbourg le sept novembre 1835, cette dernière était choriste à l’opéra.

Le mariage eut lieu à la mairie du 18ème arrondissement le 30 juillet 1863. Il eurent trois enfants, Henri, Eugène et Alphonsine.

Edouard Gougenheim est décédé au 35 rue pereire à Saint germain en Laye le 06 aout 1911 et sa femme Babette Schwab à la même adresse le 14 septembre 1912.

Je n’ai également aucune idée de l’identité des mes deux portraits, mais l’habillement et leur aspect général me font penser qu’ils ne sont pas de simples ouvriers.

Je serais un généalogiste heureux si quelqu’un reconnaissait ces deux personnes, les miracles existent bien en la matière.

J’espère que cet article déclenchera une émulation participative.

Si vous avez des photos de cet atelier je serais heureux de les ajouter aux miennes et bien évidemment je compléterais mon article si l’on me communique des renseignements complémentaires.

Je vais terminé par un petit article sur les émaux photographiques. En espérant que vous soyez nombreux à faire circuler mes deux portraits.

L’article suivant sera dédié à un photographe nantais Henry Pénot .